13.12.2007

La création de l'Institut du MAI et sa gestion actuelle : ses résultats

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1. Bref rappel historique de la création de l'établissement

Plusieurs constats
et la volonté d'un groupe de personnes sont à l'origine de la création de l'établissement :

- Le constat de l'absence de structures pour répondre aux besoins des jeunes adultes infirmes moteurs cérébraux, sortant entre 20 et 25 ans du dispositif d'accueil pour enfants et désireux de vivre de façon autonome, hors institution.

- La volonté d'un groupe de parents, de médecins, de professionnels spécialisés, constitués en groupe de réflexion, de proposer une réponse adaptée aux jeunes adultes IMC, même très lourdement handicapés sur le plan moteur, susceptible de permettre :

-> au terme d'une formation, l'accès à l'autonomie en logement personnel
-> autant que faire se peut l'installation de la personne dans le lieu de son choix (ville, logements), notamment proche des siens et de son environnement socio-familial
-> d'éviter le "placement" dans un établissement d'hébergement "longue durée" avec pour seule perspective le maintien "à vie" en collectivité

L'affirmation de la possibilité pour ces jeunes adultes d'accéder au niveau d'autonomie permettant de vivre "à l'extérieur" d'un établissement dès lors qu'ils bénéficieraient d'une formation à l'autonomie, spécifiquement conçue en prenant en compte les particularités de leurs handicaps.

- La certitude que le(s) besoin(s) à couvrir (et ceux à venir) étai(en)t suffisamment important(s) au plan national pour justifier la création d'une structure, et garantir le fonctionnement de celle-ci (perspective favorable de recrutement...)

2 - La création et l'ouverture de l'établissement

- Ces personnes et professionnels ont déposé le 30/10/85 les statuts d'une association "Le MAI des handicapés" et oeuvré dans le cadre de celle-ci à la création d'une structure répondant aux caractéristiques ci-dessus.

Cette démarche a mobilisé des spécialistes de plusieurs disciplines : médecins, architectes, ergothérapeutes ... Il s'agissait en effet de construire une résidence équipée de telle sorte à pouvoir héberger les personnes conformément aux principes énoncés par l'association (voir point IV) mais également à les former conformément à la mission de l'établissement.

Ainsi, l'hébergement a été conçu, non pas comme un "foyer", mais comme un "outil", un "support" technique à la conduite de la formation (au même titre qu'une structure "internat" peut soutenir la mission d'un lycée).

Au terme de cette démarche, et avec le soutien des autorités de tutelle (le Conseil général et la DDASS 37 qui en assurent le financement pour respectivement environ 2/3 et 1/3), l'ouverture de la structure était autorisée.

Le Conseil Général d'Indre et Loire a fortement encouragé l'association dans la création d'une structure véritablement "laboratoire de recherche", unique en France, et ceci afin de mener à bien cette mission innovante d'apprentissage à l'autonomie et à l'insertion sociale qui, au-delà de celle-ci, participe à la maîtrise des dépenses en matière de santé.

Au regard de la mission innovante de la structure, il a fallu dès l'ouverture constituer une équipe motivée, la former, et l'impliquer dans la conceptualisation de nouvelles pratiques et méthodes, et de nouveaux outils pédagogiques et d'accompagnement.

Le 1er juillet 1996, la "Résidence du MAI" ouvrait, pour accueillir à terme (avec une montée en charge progressive) 40 adultes, avec pour mission exclusive :

- La "formation à l'insertion sociale et à l'autonomie de personnes handicapées motrices"

Si l'Institut parle volontairement d'exclusivité quant à sa mission, c'est parce qu'il considère qu'il n'est pas possible pour un établissement d'atteindre simultanément de multiples objectifs sur des champs de compétences différents.

Ainsi, sans ambiguïté, l'Institut a pour seule mission la formation et pour seul objectif l'autonomie avec le niveau qualitatif de vie recherché.


Début 2005, la "Résidence du MAI" devenait "Institut du MAI", pour signifier plus clairement le sens de sa mission.

3. Les résultats

Au 30 juin 2010, l'Institut du MAI aura permis à 86 personnes de réaliser leurs projets de vie en s'installant chez elles. La durée moyenne de formation est de 4 années.

4. L'association gestionnaire

L'Institut est géré par l'association "Le Mai des Handicapés" à l'origine de sa création, dont les statuts ont été modifiés en 2003 pour devenir "Association Le MAI".

C'est le seul établissement que gère l'Association.

Les membres du Conseil d'administration et du bureau sont fortement impliqués dans la gestion de l'établissement, compte tenu de l'importante mobilisation qu'il requiert du fait de son caractère précurseur.

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Siège : 24, rue de Clocheville - 37000 Tours

10.12.2007

La SNCF apporte son aide à la formation et à l'insertion des jeunes adultes handicapés à Chinon

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Lundi 10 décembre 2007 à 17h30

Philippe ROTA, directeur départemental à la SNCF remettra un chèque de 1.500 € au Dr Jean-Louis DORÉ, président de l'association "Le MAI" à l'Institut du MAI, à Chinon.

Ce chèque, délivré par la Fondation Solidarité de la SNCF, est destiné à améliorer la formation et l'aide sociale de jeunes adultes handicapés moteurs.

La Fondation Solidarité a, comme axe d'intervention, la prévention sociale et éducative vers les jeunes, la prévention par le sport, la lutte contre la récidive... Danielle Monge

07.12.2007

TF1 > JT - lundi 5 mars 2007 à 20h00

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Permettre à des hommes et à des femmes handicapés d'acquérir leur autonomie.
Une mission que s'est fixé l'Institut du MAI.

http://tf1.lci.fr/infos/jt/0,,3404936,00-handicapes-jolie...

05.12.2007

Ecureuil et Solidarité

L'Institut du MAI - Lauréat 2006
de la catégorie
"Autonomie"
du Coup de Coeur
Ecureuil & Solidarité
soutenu
par la
Caisse d'Epargne
Centre Val de Loire
.

http://www.10000histoires.net

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03.12.2007

Quatre Roues et deux coeurs !

Monique et Alain s'aiment, ils vivent ensemble et autonomes. C'est rare d'être un couple dans un appartement quand on est dans leur cas ... "On s'est connus parce que j'avais froid". Voilà ce que répond Monique lorsqu'on lui demande de raconter sa rencontre avec Alain. Elle avait froid et lui a demandé de devenir son copain, ça l'a fait rire. C'était il y a quinze ans.bea1e8a4607ab98f2d67fdba62652a13.jpg C'aurait pu être une histoire comme tant d'autres, mais comment s'aimer et vivre ensemble lorsque les fauteuils risquent de s'entrechoquer ? Monique et Alain sont tous deux handicapés moteurs. Ils se sont rencontrés alors qu'ils vivaient en foyer.

A leur arrivée à Chinon, ils ont intégrés un studio dans la structure collective de l'Institut du MAI où ils ont appris à gérer eux-mêmes leur quotidien : la lessive, le repassage, l'organisation des repas, les courses ... soutenus par des professionnels, et à s'ouvrir au monde extérieur. C'est ainsi qu'ils ont fait connaissance avec la maison de quartier de la ville où ils participent à différentes activités manuelles.

Aujourd'hui, dans une seconde étape, les voici en appartement au coeur de Chinon. En situation réelle, ils mettent ce qu'ils ont appris en application, avec la complicité bienveillante et attentive de l'Institut du MAI. Quand on entre dans leur appartement, on aperçoit, à gauche, une cuisine spacieuse aux couleurs claires, laissant pénétrer la lumière. Tandis que la machine à laver termine son travail, Alain nous mène dans la salle de séjour. Des oiseaux - une passion de Monique - chantent à tue-tête, ils égaient l'appartement de leurs gazouillis. A noter, la présence d'une chaîne Hi-Fi, d'un téléviseur, d'une table à repasser. Alain et Monique ont chez eux toutes les activités et tous les loisirs d'un couple ordinaire. S'ils vivent en appartement aujourd'hui, c'est parce qu'ils l'ont voulu ; c'est également parce qu'on leur a permis.

L'Institut du MAI, centre de formation à l'autonomie et à l'insertion sociale, s'est ouvert en juillet 1996, à Chinon, en Indre et Loire (France). Novateur, cet établissement est pour l'instant le seul à proposer ce type de formation. Son objectif : permettre aux personnes handicapées d'accéder à l'autonomie.

"J'ai toujours vécu enfermée. On ne se rend pas compte, mais j'étais étonnée de pouvoir faire ce que je voulais, car au Foyer nous n'avions aucune liberté, même pas celle de gérer nos comptes, de signer des chèques, d'aller faire quelques emplettes. On nous mâchait et on nous faisait tout. Il n'y avait pas d'autonomie", dit Monique.

Ils ont connu la "Résidence du MAI" à l'occasion d'une visite, ils accompagnaient une amie. Le projet les a séduits, ils ont posé leur candidature qui a été acceptée. A force de persévérance et avec l'aide des professionnels, ils ont pu progressivement accéder à une autonomie de couple. "Lorsque je suis arrivé à Chinon, explique Alain, je ne pouvais pas faire mes transferts, c'est à dire mes passages d'un fauteuil à l'autre, je ne pouvais les faire que du côté gauche. A l'Institut du MAI, ils m'ont dit : si tu peux le faire à gauche, tu peux le faire à droite. Aujourd'hui, je les fais des deux côtés. Au Foyer, on ne me l'avait jamais appris".

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Vivre de manière autonome, c'est aussi vaincre ses peurs. Le handicap n'est pas une fatalité, il faut avoir la volonté et le courage d'affronter la vie comme les autres. La journée commence à 8h15, on se lève, on se lave seul, on fait nos courses sans assistance, on cuisine, dit Alain. C'est surtout lui qui fait la cuisine et mitonne les petits plats que Monique apprécie.

C'est surtout Monique qui fait la vaisselle. Alain n'aime pas trop. Un lave-vaisselle pour deux, ce ne serait pas raisonnable, commente Monique. On regarde la télévision, on vit ... presque normalement dit encore Alain en souriant. Enfin pas tout à fait, car le soir il faut penser à mettre en charge les fauteuils électriques pour ne pas être en panne le lendemain. Il y a aussi le parcours obligé qui sillonne la ville et leur interdisent certains endroits : parce qu'ils pourraient faire une chute en roulant sur un trou, parce q'un passage pour piétons ne les attend pas toujours en face des trottoirs leur permettant de traverser sans risque. De ce côté, il reste peut-être encore à faire. Monique et Alain ont aujourd'hui terminé leur apprentissage de l'autonomie : ils ont décidé de quitter leur F2, qui dépend de l'Institut du MAI, et de franchir le pas de la troisième étape. Ils ont hésité à chercher un appartement plus grand, dans une ville où ils ne connaissent personne. Bientôt, ils emménageront à Poitiers. Ils n'ont pas peur de quitter les lieux et les personnes connues pour aller ensemble, vers l'aventure qu'ils ont décidé de vivre à deux, en toute liberté.
  Caroline Gauthier

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